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Les ponts de mai ne sont pas un problème. Ta posture face à eux, oui.

Mai. Les ponts s’enchaînent. Les semaines sont tronquées. Et avec elles, deux postures émergent.

La première, c’est le conseiller qui subit.

« Putain, encore un pont. Impossible de bosser cette semaine. »

Il passe ses jours fériés à culpabiliser de ne pas travailler, et ses jours de travail à se demander si ça vaut le coup.

La deuxième, c’est le conseiller qui choisit. Il décide. Il découpe. Il optimise.

La différence n’est pas dans le marché. Elle est dans la posture.

L’erreur du « ni-ni »

J’observe ça régulièrement lors de mes séances de coaching individuel.

Des conseillers qui arrivent au lundi en disant :

« Le week-end était bizarre. Je n’ai pas vraiment travaillé, mais je n’ai pas vraiment décroché non plus. »

Ce n’est ni du repos, ni de la productivité. C’est le pire des deux mondes.

Tu n’as pas rechargé les batteries. Et tu n’as rien avancé. Tu as juste usé de l’énergie mentale en mode flottant.

Faire une semaine de trois jours

Quand tu sais que ta semaine est coupée par deux fériés, la bonne décision c’est simple : fais ta semaine en trois jours.

  • Tes lundi, mardi, mercredi — tu y mets tout.
  • Tu ne comptes pas tes heures.
  • Tu livres ta semaine en trois jours.

Et jeudi, vendredi, samedi, dimanche — tu profites vraiment.

Pas à moitié. Pas avec le téléphone dans la poche. Vraiment.

C’est contre-intuitif. Mais c’est infiniment plus efficace que de diluer ton énergie sur cinq jours dont deux sont fériés.

Différer ses temps, c’est une discipline

Je travaille à 18 heures certains soirs sans problème. Mais quand je suis en week-end, je ne regarde plus mes mails.

Ce n’est pas de la paresse. C’est de la stratégie.

Parce que quand tu te lèves le lundi, tu es chargé à bloc. Tu sais exactement ce que tu as à faire. Et tu le fais avec une énergie que tu n’aurais jamais eue si tu avais grignoté ton week-end en mode demi-présent.

Tes clients ne t’appartiennent pas 24h/24. Tes journées de congé non plus.

Ce que tu transmets aux clients

Il y a aussi une dimension professionnelle.

Quand tu n’informes pas tes clients de ton absence, tu les mets dans l’inconfort. Ils attendent une réponse. Elle ne vient pas. Ils imaginent le pire.

Un simple message vocal et un mail de déplacement professionnel suffisent.

« Absent jusqu’au lundi X, je vous recontacte dès mon retour. »

Ça prend deux minutes. Ça évite dix appels. Et ça installe une image de professionnel organisé plutôt que de conseiller toujours disponible mais jamais vraiment là.

Conclusion

Les mois de mai ne pénalisent que ceux qui les subissent.

Décide de ta semaine avant qu’elle commence. Dédie tes jours de travail au travail. Dédie tes jours de repos au repos.

Et tu verras que trois jours pleinement vécus valent mieux que cinq jours à moitié.

Je m’appelle Julien Raffin. Depuis 18 ans, j’accompagne les agents et conseillers immobiliers à travailler avec organisation et discipline, quelle que soit la saison. Réserve ton appel découverte de 30 minutes.